Meilleurs voeux à Nicolas Sarkozy

Publié le par JG

Meilleurs voeux à Nicolas Sarkozy

Oui, j'offre mes meilleurs voeux à Nicolas Sarkozy : que le diable l'emporte à tout jamais, au plus profond de l'enfer !

Article de Marianne à lire ici : http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=46470


Comme dit Jean-François Kahn :

Vous voulez tout savoir sur Sarko, y compris ce que l'on ne vous a jamais dit ? Alors, le numéro de Marianne de cette semaine est fait pour vous ! Une petite lecture pas inutile avant votre rendez vous de dimanche dans l'isoloir...

Au moins, désormais, est-ce clair. Quelque chose a basculé, dans la dernière ligne droite de cette campagne électorale. Pour la première fois depuis quarante ans, un candidat - pas celui que l'on croit et dont on fait, un peu artificiellement, un absolu épouvantail - a employé un ton et des arguments qui rappellent furieusement (le mot est le bon) la façon dont l'extrême droite d'avant-guerre et les staliniens d'après-guerre poussaient le terrorisme intellectuel et verbal jusqu'à nier la légitimité, l'humanité même de leurs concurrents ainsi diabolisés. Comme si le lapin était déjà fasciné par le boa, les médias, y compris ceux qui font profession d'extrême vigilance en la matière, tel notre confrère Le Monde, n'ont quasiment pas moufté.

Au-delà d'une saine compétition entre personnalités différentes et talentueuses, au-delà d'opinions divergentes mais légitimes, c'est donc bien, en réalité, notre conception de la République et le devenir de notre démocratie qui sont en jeu. C'est grave !

Il est donc temps, grand temps, de dévoiler ce qu'on semble avoir décrété indicible, de faire tomber les masques, de mettre toutes les cartes entre les mains des électeurs qui n'entendent pas favoriser une nouvelle fois l'avènement du césarisme. Il ne faut pas qu'on puisse dire, demain, qu'on ne savait pas, qu'on n'était pas prévenu, qu'on n'avait pas été informé.

Donc, cette semaine Marianne brise l'omerta que favorise le verrouillage médiatique, dit ce qu'on n'ose pas vous dire, et se libère de la conspiration du silence pour jeter, dans le débat, cette lourde vérité dont on voudrait vous interdire l'accès !

Dès aujourd'hui, lisez et retenez ce numéro essentiel.

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Je l'ai lu, c'est aussi effrayant que je l'imaginais.

Ce numéro spécial du journal Marianne (n° 521) qui dit tout haut ce qu'il faut savoir, ce qui se dit dans les rédactions parisiennes, ce qui se chuchote même dans l'entourage du candidat.

A lire absolument, tant qu'il est temps.
A acheter en plusieurs exemplaires, à passer à vos amis.
Et si vous ne pouvez pas acheter ce numéro, volez-le ! ou photocopiez-le !

Offrez-en un ou plusieurs numéros autour de vous, à vos amis ou connaissances. Le 23 avril, il sera trop tard

B.Poiraud

http://www.journal-la-mee-2.info


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{{{Le journal Le Soir}}}

Dans son édito du 14 avril, ce journal titre : Nicolas Sarkozy est dangereux

J usque-là, nous ne l'avions pas écrit. Parce qu'il demeure exceptionnel que Le Soir prenne position dans une élection, comme il l'avait fait pour soutenir John Kerry face à George Bush aux Etats-Unis.

Cette fois pourtant, on ne peut plus rester sans le dire. Oui, Nicolas Sarkozy est dangereux. Parce que le candidat de l'UMP à l'Elysée a franchi la ligne rouge. Ses propos sur le caractère inné de la pédophilie ou de la tendance suicidaire bouleversent tous les principes de l'humanisme. La société ne servirait donc à rien ? A quoi bon alors l'éducation, la famille, l'amour, l'apprentissage de la tolérance, si le seul destin décide de faire d'un homme un héros ou un monstre ? Ses propos sur l'Allemagne, prédisposée à s'abandonner au nazisme, sont tout aussi écoeurants. Et que dire de cette phrase, entendue en meeting : « La France n'a pas à rougir de son Histoire. Elle n'a pas inventé la solution finale. » Aurait-il oublié que la France a collaboré ? Que Vichy a livré des Juifs aux nazis ? Jacques Chirac a beaucoup de torts. Mais il a eu ce courage, lui, de reconnaître la responsabilité de l'Etat français pour la collaboration.


Ce virage complète chez Nicolas Sarkozy une posture résolument populiste. Combien de fois, lorsqu'il était à l'Intérieur, n'a-t-il pas accusé les juges de ne pas en faire assez, violant ouvertement la séparation des pouvoirs ? Sa mainmise sur les médias ne laisse pas d'inquiéter, elle aussi, obtenant ici le limogeage d'un directeur dérangeant, discutant là de l'embauche d'un journaliste chargé de couvrir l'UMP. Et que dire de ses déplacements de campagne ? Non seulement il ne peut plus se rendre en banlieue, là où Jean-Marie Le Pen se promène désormais, mais même dans des quartiers moins chauds comme la semaine dernière à la Croix-Rousse à Lyon, il doit reculer par crainte des manifestants.

« Prendre des voix au Front national, est-ce mal ? », interroge Nicolas Sarkozy. Non, bien sûr, au contraire. Mais à condition de ne pas séduire ses électeurs avec les mêmes mots. Au soir du premier tour, le candidat de l'UMP se félicitera peut-être d'avoir asséché le terreau électoral de Jean-Marie Le Pen. Mais à quel prix ? Celui, affolant, d'une lepénisation des esprits.

Publié dans bp44036

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